2010 - 2016 : du master au doctorat
Jyotika est titulaire d’un master en robotique de l’Institut international des technologies de l’information d’Hyderabad (IIITH), établissement réputé pour ses activités de recherche et situé à Hyderabad, en Inde, qu’elle a obtenu en 2010. Son intérêt pour les neurosciences l’a amenée à s’inscrire en doctorat dans le cadre du programme doctoral conjoint Erasmus Mundus « EuroSPIN » (European Study Programme in Neuroinformatics) entre quatre universités membres : le Centre national des sciences biologiques (NCBS), en Inde ; l’université d’Édimbourg, au Royaume-Uni ; l’Albert-Ludwigs-Universität Freiburg (ALUF), en Allemagne ; et l’Institut royal de technologie (KTH) de Stockholm, en Suède.
Elle a obtenu son doctorat conjoint en 2016 à l’ALUF et à la KTH. Au cours de son doctorat, Jyotika a participé à plusieurs conférences internationales, notamment en Israël, aux Pays-Bas, aux États-Unis, en Allemagne et en France.
Grâce à son réseau, elle a trouvé son premier poste de post-doctorante en Allemagne alors qu’elle était encore doctorante. Sa thèse a pris plus de temps que prévu en raison des recherches post-doctorales qu’elle menait en parallèle. Néanmoins, ce fut une expérience formidable pour elle de pouvoir compenser la fin de la bourse Erasmus Mundus (3 ans) grâce à son salaire de post-doctorante.
2016 - 2023 : expériences post-doctorales
Avant la fin de son doctorat, Jyotika a obtenu son premier poste de post-doctorante en Allemagne à l’Institut de simulation avancée du centre de recherche de Jülich (Forschungszentrum Jülich), de 2016 à 2019. À ce poste, elle s’est concentrée sur la modélisation mathématique des circuits cortico-basaux dans les neuropathologies et a perfectionné ses compétences en neurosciences théoriques, tout en participant à des conférences internationales.
Grâce à une annonce publiée sur une liste de diffusion, elle a trouvé son deuxième poste de post-doctorante à l’Institut des neurosciences systémiques de l’Université d’Aix-Marseille, à Marseille, en France, qu’elle a occupé de 2019 à 2021 avec le soutien de l’Agence nationale de la recherche (ANR). Cette expérience était davantage axée sur l’analyse de données que sur la modélisation théorique, ce qui lui a permis d’apprendre à traiter et à analyser des signaux neuronaux réels.
Grâce à son réseau scientifique en pleine expansion, elle a trouvé son dernier et troisième poste de post-doctorat au département de psychologie de l’université Carnegie Mellon (CMU) à Pittsburgh, aux États-Unis. De 2021 à 2023, elle a travaillé sur la modélisation, fondée sur les données, des circuits neuronaux impliqués dans la prise de décision et a participé à plusieurs événements internationaux en Allemagne, en Suède, en France et aux États-Unis.
Poste actuel et objectifs de carrière
Jyotika a obtenu un poste de maître de conférences (piste de titularisation, également appelé CPJ) d’une durée de trois ans à l’Université de Strasbourg, qu’elle a pris en janvier 2024. Dans le cadre de ce CPJ, elle travaille au sein du Laboratoire de neurosciences cognitives et adaptatives (LNCA), de la Faculté de psychologie et de l’Institut thématique interdisciplinaire « NeuroStra ». C’est son ancien directeur de thèse à Marseille qui l’a informée de ce poste et qui l’a également aidée et soutenue dans le processus de candidature.
Ses principaux objectifs sont les suivants :
- Premièrement, s’intégrer scientifiquement à l’équipe de son laboratoire et favoriser les collaborations ;
- Deuxièmement, d’améliorer ses compétences pédagogiques, son contrat prévoyant un certain nombre d’heures d’enseignement ;
- Troisièmement, d’améliorer son français. Pour cela, elle s’est inscrite aux cours de français de l’Unistra destinés aux chercheurs internationaux et suit actuellement quatre heures de cours de français par semaine, dans l’espoir de progresser rapidement.
À l’issue de son contrat de trois ans, Jyotika envisage de devenir enseignante-chercheuse titulaire à l’Université de Strasbourg.
Conseils aux chercheurs qui poursuivent leur carrière
- Importance du réseautage scientifique : votre réseau est une ressource importante non seulement pour trouver des recruteurs à la recherche de jeunes chercheurs, mais aussi pour soutenir vos candidatures (lettre de recommandation, préparation, etc.) ;
- Utilisation des listes de diffusion pour trouver des opportunités : les listes de diffusion sont très utiles pour trouver des postes de doctorat, de post-doctorat et d’autres postes scientifiques, et vous devriez vous inscrire à plusieurs d’entre elles (laboratoire, unité de recherche, institution, associations, etc.). De plus, n’hésitez pas à postuler à des postes même s’ils vous semblent trop ambitieux ;
- Participez à des conférences internationales : participer et présenter vos travaux lors de conférences internationales est un excellent moyen d’apprendre à diffuser vos travaux scientifiques. Cela élargira votre réseau international, vous aidera à développer de nouvelles collaborations et apportera une valeur ajoutée à votre carrière dans la recherche ;
- Apprenez le français : l’apprentissage du français est toujours un atout pour l’évolution de carrière en France et témoigne d’une volonté d’intégration.