2007 - 2012 : du master au doctorat
Après avoir suivi un cursus de quatre ans en physique à l'Université libanaise de Beyrouth, Mohamad est arrivé en France en 2007 pour suivre un master en physique subatomique et astroparticules (M2PSA) à la Faculté de physique de l'Université Louis Pasteur, aujourd'hui Faculté de physique et d'ingénierie de l'Université de Strasbourg. Il a ensuite poursuivi ses études pour obtenir un doctorat en physique nucléaire expérimentale et a soutenu sa thèse avec succès en 2012.
Au cours de la dernière année de son doctorat, Mohamad a occupé un poste d’assistant temporaire d’enseignement et de recherche (ATER), acquérant ainsi une précieuse expérience dans l’enseignement et la recherche, en plus du tutorat et des travaux de recherche menés pendant son doctorat.
Après avoir obtenu son doctorat, il a demandé et obtenu le « diplôme d’enseignement français » requis, valable quatre ans, ce qui lui a ouvert la possibilité de postuler à des postes d’enseignant dans l’enseignement supérieur en France.
2013 - 2018 : expériences postdoctorales
Mohamad a entamé son premier parcours postdoctoral au TRIUMF, le centre canadien d’accélérateurs de particules situé à Vancouver, où il a passé les années 2013 à 2016. Au cours de cette période, il a acquis une vaste expérience pratique et noué de précieuses collaborations tant au Canada qu’au Royaume-Uni, tout en maintenant des liens avec la communauté scientifique française dans son domaine.
À l'issue de son stage postdoctoral au TRIUMF, Mohamad s'est rendu à l'université du Surrey, au Royaume-Uni, où il a effectué un deuxième stage postdoctoral de 2016 à 2018.
Tout en poursuivant ses activités de recherche, il s’est activement engagé dans l’enseignement à l’université du Surrey à titre bénévole. De plus, il a obtenu et renouvelé avec succès son « habilitation à enseigner en France », une qualification indispensable pour postuler à des postes de maître de conférences-chercheur titulaire. En 2018, une opportunité de poste de maître de conférences-chercheur s’est présentée à la Faculté de physique et d’ingénierie de l’université de Strasbourg, que Mohamad a rapidement saisie et remportée.
Poste actuel et aspirations
Depuis 2019, il occupe un poste de maître de conférences-chercheur titulaire à l’Université de Strasbourg. Ayant obtenu une bourse IdEx (Initiatives d’Excellence), il a lancé un projet collaboratif avec des partenaires européens et français afin de développer un détecteur destiné à explorer certains aspects de la structure nucléaire induits par les réactions nucléaires.
Tout au long de son mandat, il s’est activement engagé dans la direction et la codirection de nombreux étudiants en master et en doctorat, ainsi que d’étudiants de premier cycle. Actuellement, il codirige une thèse de doctorat axée sur la caractérisation et la construction d’un nouveau détecteur de rayons gamma utilisant des « techniques de suivi ».
Parallèlement, il participe au recrutement d’un autre doctorant pour un projet de recherche distinct axé sur l’étude de la structure nucléaire. Ayant pour objectif à court terme d’obtenir l’habilitation à diriger des recherches (HDR), il entend étendre ses activités de recherche sur la structure de la matière nucléaire tout en assumant ses responsabilités d’enseignement.
Conseils aux futurs enseignants-chercheurs
- « Persévérez, mais restez réaliste » : il est important de ne pas prolonger ou multiplier excessivement les postes de post-doctorat ;
- Essayer de maintenir une activité d’enseignement parallèlement aux activités de recherche ;
- Prendre en compte des critères clés : nombre d’heures d’enseignement, étendue des domaines couverts, niveau des classes et implication dans des activités de vulgarisation et de contribution à la vie de l’établissement (« Journées portes ouvertes », « Visites publiques »...) ;
- Maîtriser à la fois le français et l’anglais ;
- Rechercher des opportunités de post-doctorat à l’étranger et en adéquation avec ses objectifs ;
- Atteindre l’objectif principal du poste de post-doctorant et diffuser les résultats par le biais de conférences internationales et de publications ;
- La co-direction d’étudiants de premier cycle et de cycle supérieur (master et doctorat) pendant un post-doctorat est considérée comme un atout ;
- Collaborer étroitement avec les ingénieurs et les techniciens, organiser des réunions, animer des discussions et coordonner ou co-organiser des événements scientifiques (écoles ou conférences) ;
- Disposer d’un « plan B » en dehors du milieu universitaire : il convient de tenir compte de la situation particulière de chacun, et la faisabilité de tout projet doit être fondée sur les capacités individuelles, les ressources et les facteurs contextuels, qui peuvent évoluer au fil du temps.